Pratique
Quand le découragement devient une conclusion
Les conclusions les plus dangereuses n’arrivent presque jamais d’un seul coup. Elles se forment lentement, une déception après l’autre, jusqu’à ce qu’une tendance devienne une prédiction et qu’une histoire se transforme en verdict. La question est de savoir si l’une ou l’autre a réellement reçu le droit de décider de votre avenir.
Les échecs les plus difficiles ne sont pas ceux qui nous surprennent. Ce sont ceux que nous avons traversés si souvent que nous commençons à nous y préparer avant même qu’ils n’arrivent. Peu à peu, ce qui n’était au départ qu’une déception se transforme en une conclusion silencieuse : « C’est simplement ce que je suis. »
La Sagesse Du Jour
Voici, je suis l'Éternel, le Dieu de toute chair. Y a-t-il rien qui soit étonnant de ma part?Jérémie 32:27 (LS1910)
Les échecs répétés ont une manière particulière de remodeler ce que nous croyons à notre sujet. Au début, une promesse brisée est simplement douloureuse. Après suffisamment de répétitions, elle commence à sembler révélatrice.
Nous cessons de voir l’échec comme quelque chose qui s’est produit et commençons à le considérer comme une preuve de ce qui se produira toujours.
C’est là que le glissement s’opère discrètement. Une tendance devient une prédiction.
Le danger, c’est que ce qui nous est familier paraît souvent plus fiable qu’il ne l’est réellement. Lorsque la même histoire s’est répétée dix fois, supposer qu’elle se répétera une onzième fois peut sembler moins relever du pessimisme que de la sagesse. Pourtant, l’expérience peut révéler des probabilités sans pour autant posséder l’autorité de déclarer des certitudes.
C’est pourquoi la question de Dieu touche si profondément : « Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour moi ? » Cette question ne vise pas votre passé. Elle vise les conclusions que vous en avez tirées.
Les échecs répétés nous poussent à croire que ce qui est arrivé maintes fois doit forcément se reproduire. Pourtant, les Écritures remettent constamment cette idée en question. L’autorité de Dieu n’est pas limitée par les schémas qui nous ont convaincus du contraire.
Le piège le plus profond n’est pas d’avoir échoué auparavant. C’est de croire que ces échecs ont acquis le droit de décider de ce qui demeure encore possible.
L’histoire est réelle. Mais elle n’est pas souveraine.
Un Principe
L’échec devient particulièrement dangereux lorsqu’il cesse d’être un événement pour devenir une identité. Ce que vous avez répété peut expliquer votre découragement, mais cela n’a pas l’autorité de définir ce qui est possible.
Une Pratique
Cette semaine, soyez attentif à l’histoire que vous vous racontez après un revers. Lorsque vous vous surprenez à transformer un échec en verdict sur votre identité, faites une pause et demandez-vous : « Que s’est-il réellement passé ? » puis : « Quelle signification suis-je en train de lui attribuer ? » Séparez doucement l’événement de la conclusion.
- Alvin